29/03/2005

open invitation

C'est loin.. à des années fumées de là. Ont squattaient un vieil immeuble qu'était promis à la destruction.. au rez de chaussée JMS et Ray avaient pris position dans ce qui devait être un local commercial.. grande pièce de 100 mètre carré, c'est là qu'ont se faisait nos jams.. les instruments et les amplis toujours d'accords, ils avaient la plus belle cuisine de l'entrée avec en sus une vue superbe sur le tas d'ordures à l'arrière.. NE PAS OUVRIR LA PORTE FENÊTRE DE LA CUISINE SVP... au second étage vivait Laurent, un sympatique enfoiré qui donnait dans le paf paf.. la plupart du temps il tentait de se faire mal en solo, il enfourchait sa 900 zuk et prenait un malin plaisir à mettre le feu à la grande route qui menait au fleuve. Le gars avec qui il partageait la piaule s'était scratché sévèrement, il s'en était miraculeusement tiré avec juste quelques fractures et un traumatisme cranien.. s'en est jamais remis vraiment en fait.. bah.. et le Laurent qui tirait sa bourre a éssayer de voir ce que ça fait.. sur deux km tu peux, tout gaz ouverts, arriver à bloquer le compteur! il jouissait de ça, avec des larmes dans les yeux et une sale colère il esperait s'envoyer en l'air et il y arrivait pas putain.. il rentrait bredouille.. garait sa bécane dans le hall et la faisait gueuler une bonne minute pour nous faire entendre qu'il était toujours vivant. Et le muret défoncé toujours pas réparé en bordure de la fameuse route avait encore eu chaud..
Sur le même palier vivaient trois nanas.. deux soeurs et une de leurs amies, très gentilles, des petits anges qu'il faisait bon d'aller visiter quand t'avais envie de prendre un thé, elles avaient toujours du sucre aussi.. elles étaient habiles de leurs petites mains et reprisaient, recoupaient, redonnaient une seconde vie à n'importe quel vêtement un peu fatigué que tu leur présentait, avec sourire en prime.. des petits anges quoi.. ouais, hum... jusqu'au jour ou un pote rentré au petit matin avait eu l'idée débile d'aller voir si la petite copine des deux soeurs ronflait en dormant....... faut croire qu'elle ronflait parce que quand il s'est déshabillé elle n'a rien entendu.. quand il est passé sous la couverture elle dormait toujours.. quand son gland avait frappé deux coups tout près de son rectum à la fille ben elle dormait encore... quand il s'engagea elle émmergea enfin.. elle avait poussé un cri (d'surprise je présume) qu'avait réveillé toute la baraque, ceux qui dormait au paradis au dessus, juste sous les toits avaient eu droit à quelques détails croustillants qu'ils nous rapportèrent fièrement dans la journée.. Mais le pote en question vivait avec nous.. au premier étage. Ont savaient déja.. ont avaient eu droit à la version du vilain queutard.. pas bien méchant même qu'il était.. juste complêtement bourré ce soir là.. et amoureux silencieux depuis quelques semaines.. ça n'excuse pas son"essai" maladroit mais ça explique la chose. Il nous éclaira, nous expliqua sa faim d'elle.. qu'il en pouvait plus.. nous conta dans le détail la réaction de la fille, qu'il avait bien mérité de se prendre quelques bouquins en travers de la tronche, quelques baffes bien envoyées, deux trois crachats au visage, moultes insultes et tout le tralala.. et lui qu'était resté con à s'excuser, tout ce q'il avait trouvé à lui ballancer c'était de lui avouer son amour de fou.. son muet d'amour.. à genoux.. et elle qui tabassait.. et lui qui était resté là les bras ballants.. exposé.. son amour.. Après ça ont avaient encore eu droit au sucre au thé et a quelques sourires mais le verrou barrait le soir.. ce n'était plus pareil..
La FAIM ont connaissait.. entre les virées *doubles vestes* organisées au monop et les sorties au bistrot où notre crédit était encore vivant ont savait quelques trucs pour arranger le coup quand ont avaient plus la thûne.. Avoir faim d'une fille ou avoir faim tout court c'est un peu pareil.. tu peux pas résister.. bah.. toujours est-il q'un soir de misère plus tard Polo et moi, nous avions pris la vieille 504, nous étions décidés à trouver de la bouffe, coûte que coûte, pareil, bourrés comme des coins,la première boulangerie croisée ferait l'affaire. La voiture garée juste devant. je m'étais dévoué pour faire sauter la porte d'entrée du magazin. Deux coups de tatanes et le vent et moi ont étaient à remplir deux trois sacs.. farine, pains, miel, un peu d'alcool et des pates..( Polo était posté près de la voiture desfois qu'elle déciderait tout à coup de se tirer sans nous)... le vent ne toucha pas la caisse, moi non plus. juste comme je ressortais le fils du boulanger me bloqua.. je l'avais pas vu venir et j'avais pas l'intention de me défendre.. c'est là que Polo entra et calmement il dit au mec : ont prend juste de la bouffe.. je m'apelle Polo (il lui donna son nom et le mien.. il donna aussi le num de la plaque d'immatriculation de la 504 et lui raconta comment qu'ont vivaient etc.. nos chiens, nos misères, nos soirées de dingues, nos envollées *free as a bird* etc.. moi je commençais à désesperer qu'il me lache quand j'ai sentis que la pression de son bras se faisait moins forte.. il relacha, je me relevai, je repris les sacs à terre et pendant que Polo l'invitait à venir prendre un verre chez nous je chargeai la bouffe dans le coffre de la bagnole. Il n'accepta pas l' invitation mais nota tout de même le num d'immatriculation de l'engin qui démarrait maintenant.. tranquille.. ont repartait vers chez nous.. ont étaient assez content de s'en être tiré sans dégat.. ont se marrait et ont aurait à en raconter une de bien plaisante à nos alcoolites de potes quand ont arriveraient.. Au matin y a eu des pates au miel au p'tit dèj !!
Deux semaine plus tard, alors que nous nous promenions avec deux de nos potes, un gendarme rêglait la circulation, il y avait eu un accident un peu plus tôt. Il nous fit signe de ralentir.. Le gendarme : papier sioux plait méssieurs (avec le sourire. ont le connaissait et lui aussi nous..) bref, mort de rire ont lui refila nos fafs et là dessus il nous commanda de le rejoindre lui et ses amis à leur caserne dans une petite heure, le temps qu'ils en finnissent avec leur bordel de merde d'accident là---!
Une heure après ont arrivaient au *rencard*. Polo. moi, Franco qui n'y était pour rien dans l'affaire et Phil qu'avait tenté la percée de nuit que je relatais plus haut. lui non plus n'avait rien à voir avec cette histoire.. Polo et moi ont savait bien.. les autres aussi d'ailleurs, on tavaient devinés de suite comprenez.. nos papiers confisqués et le grand sourire qu'éclairait le gendarme tout à l'heure.. et ce mystèrieux * passez tout à l'heure qu'on cause*! Ont savaient.. Le plus marrand ça avait été d'entendre Franco jurer ses grands dieux qu'il n'était pas dans le coup.. il pouvait pas s'empècher d'en rajouter.. comédien le Franco.. même les flics étaient hilares, ils le laissait débroussailler tout en sachant bien qu'il n'avait pas participer à la virée ce soir là.. quand même ils le relançaient un peu de temps en temps avec des phrases du genre : oui mais monsieur vous en avez mangé de ces pates et de ce pain non ? d'ailleurs t'es pas en situation irrégulière desfois Franco ? des petites piques du genre là juste pour le faire enrager et se fendre la gueule un bon coup.. faut pas croire, dans le gendarme se cache un homme qu'a de l'humour, enfin.. parfois.. et lui de raler en français, en italien et même en teuton.. monte en l'air d'accord. de temps à autre, mais trilingue, et pas dans le coup.. dans nos petites cellules de garde à vue ont entendait tout et ça rigolait fort !!
Au bout d'une heure ils ont relachés Franco et Phil, les 2 s'étaient entendus avec les flics pour nous ramener nos casdales et un soda.. le temps qu'ils reviennent notre affaire était rêglée, ont a avoué tout, sans oublier rien. ok, daccord, ça roule, c'était bien nous. les flics nous offraient des clopes et bon.. ont allaient passer la nuit là et être déférés direct au trib le lendemain. ça s'est bien fini.. nous n'étions que de tout petits malfrats de rien du tout.. et ont avaient promis de rembourser la porte éclatée.. putain ont est rentrés vite.. ont avaient jamais eu autant soif.. soif de vivre.. soif de liberté... soif et faim de tout.

à Pierre paul et Jacques, tous trois dead aujourd'hui. je continue ma route.. je pense à vous, je me souviens, j'en ris et.... à bientôt bande de cons ! Enfin.. le plus tard possible hein.. m'en voulez pas... trois ptits cailloux là.

08:08 Écrit par always the sun | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook |

Commentaires

... Si tu sonnes j'ai toujours du pain (au congèl) pas de miel mais un peu de Nutella, et des oeufs pour une ptite ômelette.
Avec des chips.
(Fais gaffe par contre j'ai le sommeil léger!) :-/
Hum... :-)

Écrit par : justemoi | 30/03/2005

... hihihi t'inquiete pas t'es pas boulangere.. enfin je crois pas ;-)

Écrit par : dôm | 31/03/2005

... Ben s'il s'agit de coller des pains... ;-D
Pis chez moi tout marche à la baguette...
MouhahahaHHHHAAAAAAAAAAAAAA
*oups*

Écrit par : justemoifaitdel'humour | 31/03/2005

boxeuse donc... huhuhu.. euh dis, chez toi là bas je peux plus laisser de coms.. é normal ? t'as bloqué le bidule ? c'est blogmaster qui te fais des misères ? tiens moi au jus, c'est frustrant. hop je prend la route. retour d'ci.. bientôt ;D
a pluche

Écrit par : dôm | 06/04/2005

:-) C'est réparé.
(blogcasper est timbré, y'a plus rien à faire pour lui je le crains ;-D )

Écrit par : justemoi | 07/04/2005

Les commentaires sont fermés.