19/12/2004

je n'ai pas peur de la route..

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21:12 Écrit par always the sun | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

Maison logo I

Il paraît qu'il a neigé fort dans le sud de l'alsace..
Je finis de préparer mon sac, je monte demain..
Je retrouverai très certainement Michel..
Je verrai peut-être le Pierrot, Robert.. Roland ou Johnny..
Quelques autres.. J'arrive les mecs...
Peut-être même que ça swinguera..
Et les enfants......
Et Madame Nicole.
À tout à l'heure .

21:05 Écrit par always the sun | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

18/12/2004

l'esprit..

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09:49 Écrit par always the sun | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Jacques

D'jacko
Un parisien à Bâle..

J'ai jamais su comment il était arrivé là..
Jacques c'est le django de la troupe,
Dans son attitude quand il swinguait,
Dans son allure, dans sa démarche, l'esprit.
Jacques, son costard, sa petite moustache,
Sa façon à lui d'envoyer le truc..

Je me rapelle le premier concert de jacques
avec Pierre.. en duo simple. sans drums, sans rien..
c'était au villerhof.. une fermette en campagne
Le grand feu dans le pré à coté les soirs de concert.
À l'époque les affiches annonçaient souvent des soirées
rock.. funk, java ou je sais quoi.. mais le duo jazz
je crois que c'était une première expérience.
Puce avait pris le "risque" de les placer en soirée..
La petite salle était bondée comme d'habitude et
ils avaient ammorcé avec *nuages* il me semble.
Le premier set passa relativement bien,
y a bien eu un détail ou deux à rêgler mais ça balançait,
c'était bien envoyé..

Avec Michel Roland et quelques autres ont s'étaient postés tout près
de la scène.
la salle... Les gens ce soir là s'en cognait du jazz.
La plupart d'entre eux devaient avoir des posters de noir dez
accrochés dans leur piaule, bien au dessus du lit.
(pour attirer les p'tites gonzesses?).....
Bref.. ça "prenait" pas et quand ça n'"prend" pas les musicos
se consolent en s'envoyant autant de verres que les patates
scotchés au bar occupés à draguer la copine du copain,
à exagèrer la taille de la carpe pèchée la veille,
à se raconter leur semaines au boulot.. les cons..
parler boulot en dehors des heures devrait être proscrit.

Ouais.. Ils envoyèrent un second set teinté de blues..
Jacques avait mis un peu de jimi dans son attaque et Pierre
posait des lignes plus *fonky*.. Et la sauce..,
Les rigolos se cognaient aux philophoques maintenant, la postière n'allait
pas tarder à baisser sa culotte dans la forêt toute proche..
Puce avait le sourire des grands soirs et tout roulait.
d'r hof avait été dompté!

La dernière fois que j'ai vu jouer Jacques et Pierre ensemble,
c'était en quartette. Au caveau bar de l'hotel Hilton
à Bâle justement. très peu de monde ce soir là,
Les 10 amoureux de la barmaid et un vieux couple
accompagné de leur fille que je me disais..
Des gens qui devaient en avoir dans le coffre..
Ils avaient l'air d'appécier.. faut dire qu'ils
avaient été bons ce soir là.. très bons même!
Je me souviens vaguement du batteur..
Vous savez comme sont les batteurs de jazz..
Un batteur de jazz c'est un batteur qu'on entend presque pas..
Je me souviens de Monsieur wind par contre,
Un anglais qui s'était rabiboché avec eux pour faire le 4.
Fantastique.. au troisième set tout explosa.. Pierre cognait sa contra B
les yeux fermés.. loin.. loin.. Les notes s'écoulaient du manche de
la guitare de Jacques.. sucrées salées.. swing them..
Le batteur discrêt déroulait du bronze et les autres se posaient là dessus..
Et l'english.. je le vois encore.. en apothéose.. deux sax en bouche.
*Un pour les mineures.. l'autre pour les majeures..* c'était GRAND.
Sur la fin, tout tremblait.. de plaisir.
Coltrane souriait dans son cadre.. me too...

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s'tchass clup!

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09:43 Écrit par always the sun | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

boxon au bird eyes

l'bird eyes..

s'Basel Jazz Club..
Chez Stefan.
Ont avaient tous pris l'abo
pendant la période des fourmis il me semble..
Le verre de rouge à 7francs suisse,
Souvent ont restaient à la bière,
tout juste moins chère..
Mais dans les semaines fourmis
ont s'étaient laissés aller..
Ont claquaient la thûne
comme on balance les dragées
lors d'un baptème..

Je me souviens une soirée
où l'ont étaient sortis de là
tellement bourrés qu'ont ne savaient plus
de quel coté était la france..
La frontière étaient à cent mètres
à peine, peut-être y avait-il eu du brouillard cette nuit là..

Et ça braillait........
Pierre : putain Roland t'as déconné!!
Roland : c'est vous les sales cons..
Pierre : bon.. arrête maintenant bordel.
Roland : Sales putes que vous êtes...
Moi : les mecs.. stop.. faites chier..
Roland : tas d'enfoirés.. salopes..
Robert : imbécile que t'es etc....
T'as foutu le souk ont est grillés..
Roland : je t'emmerdes toi.
ta mère Stéfan ta femme ta basse
ton archet, tout ce que t'as, je t'emmerdes!
ça partait en couille là..
Ont avaient arrosé c'te putain de nuit,
et Roland était celui qui tenait le moins bien l'alcool.
Roland : bande de trou de cul, je vous encule..
Roland, dans le fond c'est un bon gars,
Il a juste du mal à tenir la route,
il démarre trop vite, s'emballe et perd pied souvent..
"bande de cons.. chiens que vous êtes.. hypocrites..
salopars.. enculés.. baisez moi mes couilles.."
Ont arrivaient plus à l'arrêter.. Le Roland
quand il est "hot" c'est comme si tu parlais dans le vent,
Il est déconnecté, il entend plus, son cerveau implose
et la raison se fait la malle.. disjoncté!

Robert faisait sacrément la gueule....
Il avait pas du tout appécié sa part d'insultes,
Robert, il est fier..
mais il avait ses tords et ses faiblesses lui aussi,
comme chacun de nous.. Il a fait la gueule à Roland pendant
quelques semaines.. C'était dur.. J'étais pas très d'accord
avec ça mais je fermais ma gueule..
Je savais qu'ont avaient été dur avec Roland,
Ont s'étaient ligués contre lui ce soir là
et c'est facile quand t'es 3 de flinguer un mec..
de le mettre plus bas que terre...
Ont a quand même retrouver le sens de la marche..
au passage de la frontière ça braillait de plus belle..
"putain de vot'race.. bande d'esclaves..pas des hommes..
sales cons.. putes, salopes.. chiennes.. branleurs de nains..
bande de clodos.. musicos de merde..
savent même pas tenir un accord..
savent rien faire que mentir..
bande de rats.. fils de putes.. (encore),
mangeurs de caca..
drogués.. menteurs menteurs menteurs.."
Il marchait sur le trottoir d'en face.. un peu en retrait..
De temps en temps l'un de nous jetait un regard
vers lui.. pour voir si il était pas en train d'escalader
un lampadaire, une goutière ou un autre mobilier urbain du genre..

Je crois me souvenir qu'il avait dormi dans l'une des voitures
garées à coté de la maison.. dans le break à Robert y avait
toujours deux trois couvertures et le coffre ne fermait pas..
Le lendemain y a eu grosse explication et Rob l'a banni de la maison,
j'étais de moins en moins d'accord mais je fermais toujours ma gueule....
j'ai été lâche sur ce coup et.. bah putain c'était entre Rob et Roland
avec Pierrot ont avaient plus grand chose à dire..
Rob pensait qu'il serait bon de fermer la boutique pendant quelques jours..
Pierrot du coup.. Il a décidé comme ça d'aller faire un tour..
Il me demanda si j'étais daccord pour me barrer quelques temps avec lui,
tu choisis la route qu'il me dit..
Moi : les alpes de haute provence, tu sais.. Manosque..
Lui : ok, faisons les sacs et dégageons.. de l'air.. me faut de l'air..
Au soir ont étaient à marseille.. trois heures plus tard
ont arrivaient en gare de manosque...
Ont a claqué dans les 15 000 boules sur dix jours..
Resto matin midi et soir, les vides ont les passaient
au bar.. les biftons virevoltaient au dessus des tables rondes..
Les mecs là bas n'avaient jamais vu ça..Ont picolaient sans soif en "permanence"..
Ont marchaient dans les petites ruelles de la ville
comme des zombies rois.. à fond..
10 jours à fond.. les rmistes qu'avaient des ardoises
dans les bistrots qu'ont fréquentaient nous saluaient comme
si nous nous connaissions depuis toujours..
Il étaient temps de rentrer...
Retrouver nos potes.. tout serait passé maintenant..
Robert devait être calmé qu'ont se disait..
Rien de tout ça.. Ils n'avaient pas remis les compteurs à zéro..
Mais Pierre et moi là, ont s'en foutait royal..
Qu'ils se démerdent......
C'était bon de retrouver la maison.

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17/12/2004

La Fleur De Lune

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20:23 Écrit par always the sun | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Aldo's Mad chinadzionne

Qu'était sure qu'il ne fallait pas prendre les enfants de canards pour des enfoirés du bon dieu... Aldo, quand il était bien allumé et que ça le faisait chier de rentrer à pied, il prenait le "premier venu", lui racontait la fantastique histoire de la fleur de lune. Il habitait à 3 km de son QG. Son QG chauffé en hiver.. Le café des mares et motocultures.... le cafard.. ce café sans licence de droit (un comble), mais qu'était en terrain privé et donc rien à cirer...
La seule chose qui clochait c'était les heures de fermetures. Le rodolphe il en changeait tout le temps. Et y avait rien à faire, ont ne s'y habituait pas, ont demandais pas grand chose.. Juste un dernier verre.. Et c'est bien là que ça coinçait. Enfin, je vous dis ça , c'est vrai pour la plupart des bouges..
Bref.. c'est là que ça se passait, le piége à con d'Aldo je veux dire.
Imaginez l'Aldo.. Il sentait bien avant tout le monde que ça tirait sur la fin, il se mettait en chasse avec la délicatesse du "pang". C'était le loup dans la bergerie, sauf que la brebis éperonnée il ne la dévorait pas de suite.. Il la préparait, la cajolait, vas y mijote cocotte.

Les brebis il les choisissait avec une certaine adresse, faut lui reconnaitre ce savoir faire. Il en étaient quelques unes qui se retrouvèrent *capturées* plusieurs fois.. Mais ses plus jolies prises avaient toujours un goût de frais. Il nous faisait partager ses sensations au lendemain. Il racontait avec une réelle délectation son tour de magie réussi la veille... Nous qui avions déja vu le film ont fatiguaient un peu de l'entendre nous narrer l'histoire de la fleur de lune.
Putain.. Ont la connaissait son histoire.. mais Aldo.. c'est le genre de mec qu'a pas de soucis s'il s'agit d'en remettre une couche, d'en rajouter.. l'allégresse..
Son truc c'était de se faire ramener a la maison. Ne pas marcher. Plus marcher. Plus envie.
hop..........
C'était facile. Aldo il avait le verbe, la verve, *tuto fachilé.. tuto béné oil right!*
Et sa brebis du soir se retrouvait les mains sur le volant de sa bagnole, et Aldo en finissait de le chauffer avec l'histoire de la fleur de lune, elle est belle son histoire je vous assure.. il sait raconter c't'enfoiré!!
le temps de 360 secondes vroum vroum et notre Aldo préfèré était bien au chaud au fond de son lit.
Le lendemain ont avaient droit au récit du loup.
Et encore, souvent falait lui payer son demis.. Il racontait mieux. Ont se consolaient avec ça.
Parait qu'il fait dans l'orpaillage ces derniers temps.. Je le vois parfois.. tous les deux ou trois ans, ont se croisent, ont fait le grand sourire, ont se souviens. et desfois je le ramène..

20:02 Écrit par always the sun | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Voilà l'Homme!!!

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07:32 Écrit par always the sun | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Faire le ménage..

Certains jours, quand il n'y avait plus
rien à fumer, qu'ont tournaient en rond,
ont se décidaient à faire un peu de ménage.
Desfois que..

Ont secouaient les tapis en entrée..
Ont passaient un coup de chiffon sur les meubles..
Au dessus au dessous et en dedans.. desfois que..
Ont vidaient les caisses à outils.. desfois que..
Ont secouaient les longs manteaux.. desfois que..
Ont faisaient le tour de la cheminée..
Éxaminer le moindre interstice.. desfois que..
Et souvent nous retrouvions une boulette
oubliée, perdue, égarée...

Les hommes pas rasés n'ont pas peur de faire
du ménage quand cela devient néccessaire!

07:28 Écrit par always the sun | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Yes She is..

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07:15 Écrit par always the sun | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

La baleine..

Je fais un écart..
je cite Patrick Manet
ou les *onduations* de la baleine.

En quelques mots : L’échelle sonore moyenne des sons fondamentaux de la contrebasse, se situe entre 41Hz et 300Hz. Ces fréquences sont ressenties par tout individu depuis sa vie fétale, par vibrations sur les os du crâne, bien avant la formation du système auditif. Associées à des modes de jeux et des tonalités précises, elles apportent au fœtus comme dans la vie extra-utérine, sensation de calme et de bien-être. Certaines de ces fréquences sont bien connues des kinésithérapeutes, qui les emploient à titre rééducatif (50Hz fréquence stimulante, 110Hz fréquence antalgique...).

Le timbre de la contrebasse, très riche en harmoniques du fait de la grande longueur des cordes, n’est jamais agressif ou perturbant.
Cet instrument permet, par ses deux modes de jeux principaux, pizzicato (avec les doigts) et arco (avec l’archet), de travailler le son dans une large palette de structures émotionnelles. En relation avec les différentes hauteurs, les rythmes et les intervalles choisis, il est aisé pour un instrumentiste de bon niveau de faire naître un mystère, d’apporter une assurance, une fiabilité fondamentale, de suggérer des directions affirmées ou évasives selon les besoins.

Patrick Manet

06:55 Écrit par always the sun | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

16/12/2004

l'dimanche...

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21:11 Écrit par always the sun | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Le vent dans le dos

La tournée du dimanche!

Elle pouvait commencer à la poste..
C'était le rade le plus proche..
Ensuite ont descendaient jusqu'au pmu,
Pousser jusque là pour rire un peu,
La serveuse aux gros nibards,
Son rire gras et sa maniére à elle
de faire danser son popotin..
Elle en a rendu fou plus d'un!
Sorti de là ont poussaient jusque chez José,
Le rencard des Portos..
En définitive c'était bien là qu'ont
étaient le mieux reçu...
Jamais d'histoires.. Le père José,
et la vieille qui voyageait en *saoûlografie*,
Pas un ne se risquait à embarquer dans son bateau,
à elle, pas un! Et les fiers à bras qui hissaient le verre
comme on dit bonjour au soleil savaient ça..
Ne pas la tenter.. Elle.. Elle qu'avait toujours cet air
De petite fille timorée, un peu gauche..
Jamais elle n'élevait la voix, jamais elle ne se plaignait,
cette femme ne demanderait plus rien à la vie.
Je crois qu'elle était juste heureuse de se réveiller encore
chaque matin. Servir sa came et ouvrir en grand les fenêtres,
laisser entrer ce soleil là.. ce soleil que *ses* hommes
saluait, enchantés.. je vous assure, ont était mieux à l'intérieur
de son bastringue qu'à la terrasse ombragée..
Et José qui la couvait.. il l'aimait à sa manière à lui.
Cette femme.. Dans le regard de José il y avait,
quand il la regardait, de l'amour et de la peine.
La vie des gens se devine quelques fois.. Elle laisse
trainer un petit bout d'histoire *noirée*.
Enfin moi, je voyais des ptits bouts de misère
scotchés sur les murs.. salut José. salut la *vieille*.

Et quand ont sortaient de là les après midi
étaient souvent bien avancés.
S'il restait quelques sous au fond de nos poches,
alors. Ont avançaient vers le prochain bistrot
le vent dans le dos... il n'y avait plus que le vent pour nous guider.
astalavista bacchus..

20:44 Écrit par always the sun | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

à fond..

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20:35 Écrit par always the sun | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

à 4 pattes..

Rapelle toi...

Ont étaient défoncés comme des buses..
Ont déchiraient la route...
Moteur vrombissant en rouge
en cette nuit sans étoiles..
Rapelle toi.. Ont a foncé tout droit,
Tous phares dehors..
Ont voulaient en manger de cette nuit..
Ont voulaient en exploser des salopards..
Ont voulaient tout casser, tous ces enfoirés
Qu'ont avaient croisés ce soir là..
Ont auraient bouffer le coquelicot
le pavôt et la nielle.. et les airelles.

Rappelle toi Pierre..
T'as "lacher" sur la fin un peu..
Moi j'étais POUR plonger la bagnole
dans la piscine..
T'imagines la gueule des premiers baigneurs
qu'auraient sagement posés leurs petites affaires
et d'aller piquer une tète dans le bassin 50m..
Putain !!! j'aurais aimé la voir au fond..
T'avais peut-être pas envie de rentrer à pied.
Ont est rentrés à 4 pattes..
T'avais choisi un champ de blé
Pour en finir..
Petit joueur va..
Et d'y retourner la récuperer..
À l'aube.

20:29 Écrit par always the sun | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

ode à la joie

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20:25 Écrit par always the sun | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Ce devrait être ainsi

Mister man.

Ode à la joie.
Au secrêt.
À l'homme.

Mister man ou le goût
des envollées..
Le suréalisme...
Des couilles en sommeil.
T'avais qu'a débarqué sans comprendre
et tu te le prenais en pleine face.
Mister man ou monsieur tonnerre.
Mister man ou l'homme debout qui
sait le chemin long..
Qui sait les pièges et les trublions..
Mister man. Le gai savoir qui te
roule une pelle...
Et de dégager..
Les vrais amis se tiennent serrés
les uns contre les autres quand tout va mal.
Enfin... Ce devrait être ainsi...

19:50 Écrit par always the sun | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

15/12/2004

p'tit blanc..

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21:06 Écrit par always the sun | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

La danse de Pierrot

La vigne en frîche.

C'était la fin de l'été,
la vigne riait et les coupeurs
n'allaient pas tarder à besogner.
Avec Pierrot ont étaient partis se ballader
dans l'arrière pays, la chasse aux fruits.
Ont avaient déja ramassé les pommes,
les poires, les noix la prune et la mirabelle.
Et le raisin !

Arrivés à la maison, ont avaient empreinté
sur le rouleau de Michel quelques
Mètres de papier kraft..
À l'étage,ont l'avait déroulé.
Les fruits déposés ressemblaient à une nature morte..
Sauf qu'elle était bien vivante,
tous les fruits étaient là, sous le toit.
Ceci fait, Pierre avait récupèré une bassine
dans laquelle ont allait faire le vin.

Moi : Pierre.. c'est bon t'es pieds lavés ?
Lui : ouais c'est bon, tu peux charger..
Je jettai quelques kilos de raisins dans
la vieille bassine et Pierre se mit au travail,
les bas de son pantalon relevés,
il "entra" dans la bassine.
Moi : Tu veux que je te joue un petit air?
(histoire de le voir danser en musique).
Lui : hum.. vas y.. envoie une polka si tu sais faire..
Moi : euh.. un petit blues peut-être.. je me
disais que j'aurais bien aimé le voir virer son pantalon.
Le voir danser en slip le Pierrot, sur un air de BB King
ou de Muddy Waters.. Les eaux boueuses.. sa barbe en bataille
le cul à l'air et le joint collé au bec..
Le Pierrot qui me fait son petit numéro,
la danse du crabe,
le pogo des éléphants,
le bal du père fumeur de gris..

et puis à l'époque je crois qu'il ne baisait pas souvent.
Je prenais des risques...
Je dis ça, moi même, j'ai eu des périodes sêches comme des déserts
sans mirages... Le sex c'est la vie mais desfois la vie te manque
Et tu peux rien faire là.. T'es pas dans le tourbillon...
Les cons, les abricots fendus.. Toutes parties!
Les filles du vent nous avaient roulés!
Restent les tarés pas rasés.. le bateau îvre.. les copains dabord.

Mais revenons en à Pierre. Il dansait bien en définitive.
Il aime ça le vin faut dire. Sacré.
S'il est une chose parmi les choses qui soit sacrée
ce ne peut être QUE le vin.
Même les curés de campagne savent ça,
Quand tu vois un enfant de coeur bourré,
tu sais que le curé avait le dos tourné tout à l'heure..
Ces enfoirés..S'il est un thème sur lequel je pourrais m'entendre
et finir daccord et appaisé avec les gars curetons, ce serait
bien sure qu'ont aurait parlé du vignoble.. de ses petits trésors
le vatican et le vin font bon ménage, c'est pas des capotes.. hein..
Pendant ce temps là disais-je le Pierrot, il faisait son Fred Astaire.
Le raisin et la grappe écrasés sous ses pieds.. Il me dit que
ce n'est pas désagréable du tout comme sensation.
"Écraser de ses pieds ce fruit qui est l'aurore de la vie du vin",
sentir la grappe et le pépin
cêder et craqueller en une douce musique..
Une danse enîvrante, déja..

Je n'ai pas pris la guitare cet après midi là,
C'est le raisin qui sifflotait.
Ont a filtré dans une toile
une douzaine de litres de ce liquide.
Nous nous retrouvions avec du jus de raisin,
et le soir venu nous nous étions fait un devoir de goûter
le précieux liquide. Comme des gosses qu'avait visité
un temple sacré ont se congratulait maintenant.
"putain tu peux déja sentir le goût de la terre..."
Pierre qui n'est pas très en copinage avec les vins blancs
me dit que bon sang ce breuvage a bien le goût de la terre d'ici.
Ont a ri beaucoup ce soir là. Ont mangeais des noix, j'avais
concocté des chapatis beignets avec quelques fruits pris au dessus.
Ont sirotait ce jus de raisin comme on boit du p'tit lait.
Les pétards tournaient comme des papillons couleur d'étoile..
Toutes les fenêtres de la maison étaient grandes ouvertes et cette nuit
ne s'est jamais terminée.. Elle est encore là dans ma mémoire. vivante,
chaude, avec à manger et à boire, des rêves de putains et des hommes à flinguer,
les heures invisibles défilaient et les mots avaient enfilés des gants de boxes,
Les jours de victoire sont des jours de bonheur et l'homme
est délivré de la fange assassine.. se lève et crie sa rage et son espoir,
là où les êtres se courbent et
s'éteignent.. il ne veut pas aller,
le dit! Haut et fort.
Ont a peut-être chanté ce soir là..aussi.

Quelques jours plus tard Robert, Michel et peut-être quelques autres
étaient là et ont avaient constaté que le dit breuvage
était monté en "température".. C'était un petit vin jeune.. nouveau,
un petit gars encore frêle mais qui valait bien une biére à 5,5 degrés.
Il s'appelait Pinot.
Ont l'a fêté.

20:04 Écrit par always the sun | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

protéger le savoir

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07:38 Écrit par always the sun | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

à voix basse

Chuchoter,
Dire les choses à voix basse.
De peur que le secrêt ne s'envolle..
Ne se glisse au dehors.
Les murs ont des oreilles,
C'est bien connu.

07:32 Écrit par always the sun | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

14/12/2004

les "ailleurs" de Roland

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18:47 Écrit par always the sun | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Je vous embrasse

Roland raconte des histoires quand il dort.
Ses cauchemars.. personne n'en parlait jamais,
Comme si de rien....
Peut-être Pierre savait-il quelque chose.
Peut-être connaissait-il l'histoire des
cauchemars de Roland...
Les nuits violentes de Roland.
Il m'arrivait de l'observer quand il était en
guerrilla..

J'imaginais mille combats.. mille traquenards..
Ces maux qui se mettaient en brânle
Quand il roupillait.
T'avais envie de le prendre dans tes bras,
De le bercer, de l'embrasser..
De lui dire qu'il ne faut pas avoir peur...
Je ne suis pas curieux, j'ai jamais voulu savoir.
Et fallait pas le réveiller..
Si jamais tu le réveillais alors qu'il
bastonnait dans ses ailleurs
Tu te le prenais en pleine face!
Bing!

C'est surement pour ça qu'ont ne le
réveillait pas..
J'ai déniché une boîte à musique aux puces
dernièrement..
Je la lui offrirai un de ces jours,
Quand ont se croisera.
Il me demandera pourquoi...
Je ne dirai rien...
Je dirai : juste comme ça Roland.
Y a deux sortes de gens.. ceux qui s'embrassent
Quand ils se rencontrent..
Et il y a les autres..
Les durs à cuir.. Les durs à vivre..
Les coeurs fermés.
Les hommes pas rasés..

J'en connais quelques uns..
Ils sont de mes amis. Pour cette vie.
Je vous embrasse bande de cons!

18:13 Écrit par always the sun | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Serré!

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17:47 Écrit par always the sun | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Le café de la poste

Il y avait Thérèse..
La serveuse la plus rapide de l'est.
Le café ouvrait à 5h le matin,
ont se levaient souvent tôt.
ça tombait bien.
À la poste dès 5 heures tu pouvais
te retrouver attablé avec un mec
qui se descendait un steack frites..
Ton café croissant n'avait plus le même goût alors.
Il y avait les 25 journaux aux nouvelles fraiches,
Le patron chef d'orchestre, tout roulait..
Tu croisais là les ouvriers de l'aube
Le domeur du val
L'insomniaque désenchanté
Le groupe à Max
Le JMS déjà bien allumé
Des petits vieux pressés de vivre,
Encore..
Des hurluberlus et des toquards.
La poste c'était la cour des miracles..

08:34 Écrit par always the sun | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

crac boum hue..

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08:00 Écrit par always the sun | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Roll mister men

Roulement de tambour
Roland sors sa caisse claire..

After beat ou back beat.
coup accentué à la caisse claire
sur les temps faibles.
d'une mesure en 4/4,
soit les deuxième et quatrième temps.

Cross stick
coup frappé sur le cercle de la caisse claire,
la paume de la main reposant sur la peau.
En anglais, se dit plus souvent click.

Ghost note (note fantôme)
note jouée nettement plus faible que les autres.
Sert à faire vivre le jeu en le personnalisant.

Laid back
anglicisme pour désigner un jeu
décontracté en arrière du temps.

Rim shot
coup puissant frappé simultanément
sur la peau et le cercle avec la même baguette.

Go Roland Go !!!
roll mister men...

07:56 Écrit par always the sun | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Au paquis

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07:43 Écrit par always the sun | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

mirecourt

SAINT LUNDI
Actifs jusqu'au samedi 12 h,
les luthiers mirecurtiens avaient
l'habitude de chômer
le lundi.
Cette journée était d'ordinaire
consacrée au paquis où ils se réunissaient
pour le goûter.

07:42 Écrit par always the sun | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |