18/12/2004

boxon au bird eyes

l'bird eyes..

s'Basel Jazz Club..
Chez Stefan.
Ont avaient tous pris l'abo
pendant la période des fourmis il me semble..
Le verre de rouge à 7francs suisse,
Souvent ont restaient à la bière,
tout juste moins chère..
Mais dans les semaines fourmis
ont s'étaient laissés aller..
Ont claquaient la thûne
comme on balance les dragées
lors d'un baptème..

Je me souviens une soirée
où l'ont étaient sortis de là
tellement bourrés qu'ont ne savaient plus
de quel coté était la france..
La frontière étaient à cent mètres
à peine, peut-être y avait-il eu du brouillard cette nuit là..

Et ça braillait........
Pierre : putain Roland t'as déconné!!
Roland : c'est vous les sales cons..
Pierre : bon.. arrête maintenant bordel.
Roland : Sales putes que vous êtes...
Moi : les mecs.. stop.. faites chier..
Roland : tas d'enfoirés.. salopes..
Robert : imbécile que t'es etc....
T'as foutu le souk ont est grillés..
Roland : je t'emmerdes toi.
ta mère Stéfan ta femme ta basse
ton archet, tout ce que t'as, je t'emmerdes!
ça partait en couille là..
Ont avaient arrosé c'te putain de nuit,
et Roland était celui qui tenait le moins bien l'alcool.
Roland : bande de trou de cul, je vous encule..
Roland, dans le fond c'est un bon gars,
Il a juste du mal à tenir la route,
il démarre trop vite, s'emballe et perd pied souvent..
"bande de cons.. chiens que vous êtes.. hypocrites..
salopars.. enculés.. baisez moi mes couilles.."
Ont arrivaient plus à l'arrêter.. Le Roland
quand il est "hot" c'est comme si tu parlais dans le vent,
Il est déconnecté, il entend plus, son cerveau implose
et la raison se fait la malle.. disjoncté!

Robert faisait sacrément la gueule....
Il avait pas du tout appécié sa part d'insultes,
Robert, il est fier..
mais il avait ses tords et ses faiblesses lui aussi,
comme chacun de nous.. Il a fait la gueule à Roland pendant
quelques semaines.. C'était dur.. J'étais pas très d'accord
avec ça mais je fermais ma gueule..
Je savais qu'ont avaient été dur avec Roland,
Ont s'étaient ligués contre lui ce soir là
et c'est facile quand t'es 3 de flinguer un mec..
de le mettre plus bas que terre...
Ont a quand même retrouver le sens de la marche..
au passage de la frontière ça braillait de plus belle..
"putain de vot'race.. bande d'esclaves..pas des hommes..
sales cons.. putes, salopes.. chiennes.. branleurs de nains..
bande de clodos.. musicos de merde..
savent même pas tenir un accord..
savent rien faire que mentir..
bande de rats.. fils de putes.. (encore),
mangeurs de caca..
drogués.. menteurs menteurs menteurs.."
Il marchait sur le trottoir d'en face.. un peu en retrait..
De temps en temps l'un de nous jetait un regard
vers lui.. pour voir si il était pas en train d'escalader
un lampadaire, une goutière ou un autre mobilier urbain du genre..

Je crois me souvenir qu'il avait dormi dans l'une des voitures
garées à coté de la maison.. dans le break à Robert y avait
toujours deux trois couvertures et le coffre ne fermait pas..
Le lendemain y a eu grosse explication et Rob l'a banni de la maison,
j'étais de moins en moins d'accord mais je fermais toujours ma gueule....
j'ai été lâche sur ce coup et.. bah putain c'était entre Rob et Roland
avec Pierrot ont avaient plus grand chose à dire..
Rob pensait qu'il serait bon de fermer la boutique pendant quelques jours..
Pierrot du coup.. Il a décidé comme ça d'aller faire un tour..
Il me demanda si j'étais daccord pour me barrer quelques temps avec lui,
tu choisis la route qu'il me dit..
Moi : les alpes de haute provence, tu sais.. Manosque..
Lui : ok, faisons les sacs et dégageons.. de l'air.. me faut de l'air..
Au soir ont étaient à marseille.. trois heures plus tard
ont arrivaient en gare de manosque...
Ont a claqué dans les 15 000 boules sur dix jours..
Resto matin midi et soir, les vides ont les passaient
au bar.. les biftons virevoltaient au dessus des tables rondes..
Les mecs là bas n'avaient jamais vu ça..Ont picolaient sans soif en "permanence"..
Ont marchaient dans les petites ruelles de la ville
comme des zombies rois.. à fond..
10 jours à fond.. les rmistes qu'avaient des ardoises
dans les bistrots qu'ont fréquentaient nous saluaient comme
si nous nous connaissions depuis toujours..
Il étaient temps de rentrer...
Retrouver nos potes.. tout serait passé maintenant..
Robert devait être calmé qu'ont se disait..
Rien de tout ça.. Ils n'avaient pas remis les compteurs à zéro..
Mais Pierre et moi là, ont s'en foutait royal..
Qu'ils se démerdent......
C'était bon de retrouver la maison.

09:37 Écrit par always the sun | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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